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Cession d'entreprise
Il n'existe pas de moment parfait universel — c'est une combinaison de facteurs personnels et professionnels. Côté personnel, votre âge, votre santé, votre envie de passer à autre chose ou votre situation familiale jouent un rôle déterminant. Côté professionnel, une entreprise saine, avec des résultats réguliers et une équipe solide, se cédera toujours mieux qu'une entreprise en difficulté. Les conditions de marché comptent aussi : certains secteurs sont plus attractifs à certaines périodes. Notre conseil : anticipez. Une cession bien préparée 2 à 3 ans à l'avance aboutit presque toujours à de meilleures conditions. Nous vous aidons à évaluer votre situation lors d'un premier échange gratuit et confidentiel.
En moyenne, une cession d'entreprise prend entre 9 et 18 mois à partir du moment où le projet est formalisé. Cette durée se décompose généralement ainsi : 1 à 2 mois pour préparer le dossier et la valorisation, 3 à 6 mois pour trouver et qualifier des repreneurs sérieux, 2 à 4 mois pour la phase de négociation et de due diligence, 1 à 2 mois pour la rédaction et la signature des actes définitifs. Des facteurs peuvent allonger ce délai : taille de l'entreprise, secteur de niche, structure juridique complexe ou marché peu actif. À l'inverse, une entreprise bien préparée dans un secteur recherché peut se céder en 6 mois.
Une bonne préparation documentaire est clé pour rassurer les repreneurs et accélérer le processus. Vous aurez besoin de : 3 derniers bilans comptables et comptes de résultat, liasses fiscales correspondantes, tableau de bord mensuel de l'exercice en cours, liste du personnel avec ancienneté et statuts, inventaire des actifs (matériels, véhicules, stocks), bail commercial avec durée restante, contrats clients et fournisseurs significatifs, brevets, licences ou droits d'exploitation. Captain vous accompagne dans la constitution de ce dossier et vous aide à mettre en avant les atouts de votre entreprise.
La confidentialité est au cœur de notre approche — c'est souvent la première préoccupation des cédants. Nous travaillons en plusieurs étapes : l'annonce publiée ne mentionne jamais le nom de votre entreprise, uniquement son secteur et sa localisation géographique approximative. Avant toute présentation du dossier complet, chaque repreneur potentiel signe un accord de confidentialité (NDA). Vos équipes, clients et concurrents ne sont informés qu'au moment que vous choisissez, généralement lors du signing. Nous gérons également la communication en cas de "fuite" involontaire.
Il existe deux grandes familles de repreneurs. Les repreneurs personnes physiques : cadres en reconversion, entrepreneurs, anciens chefs d'entreprise — ils cherchent souvent à s'investir opérationnellement et apprécient les TPE et PME de taille humaine. Les repreneurs personnes morales : entreprises du même secteur souhaitant croître (croissance externe), fonds d'investissement, groupes cherchant à se diversifier géographiquement. Selon le profil de votre entreprise (taille, secteur, rentabilité), nous identifions ensemble quelle cible prioritaire adresser. Les deux types peuvent coexister dans une même recherche.
La période de transition est un moment clé souvent sous-estimé. Elle est négociée lors de la vente et peut durer de 3 mois à 2 ans selon la complexité de l'entreprise. Pendant cette période, le cédant accompagne le repreneur : présentation aux équipes et aux clients stratégiques, transmission des savoir-faire, gestion des situations particulières. Cette transition peut être rémunérée (contrat de prestation ou de conseil) ou incluse dans le prix de cession. Nous vous aidons à cadrer cette période pour qu'elle soit confortable pour vous et rassurante pour le repreneur.
Oui, plusieurs options existent pour une cession partielle. La cession minoritaire : vous vendez 30 à 49% du capital à un investisseur pour financer la croissance, en conservant le contrôle. La cession majoritaire : vous vendez 51 à 70% à un repreneur qui prend les rênes, vous restez minoritaire pour assurer la transition. La cession totale progressive : vous cédez la totalité mais restez présent pendant 1 à 3 ans via un contrat de management. Le choix dépend de vos objectifs : besoin de liquidités, désir de rester impliqué, optimisation fiscale. Nous analysons avec vous la meilleure structure.
Les erreurs classiques que nous observons : 1) Commencer trop tard, sous pression ou en urgence — cela affaiblit votre position de négociation. 2) Surestimer la valeur de l'entreprise et rater des repreneurs sérieux. 3) Négliger la confidentialité, ce qui peut créer des rumeurs nuisant à l'activité. 4) Ne pas préparer sa "suite personnelle" — beaucoup de cédants souffrent du vide post-cession. 5) Accepter le premier repreneur par impatience sans faire jouer la concurrence. 6) Sous-estimer les aspects fiscaux et ne pas optimiser la transaction. Notre rôle est précisément de vous aider à éviter ces écueils.
Valorisation & Prix
Il n'existe pas une seule méthode universelle — nous croisons plusieurs approches pour obtenir une fourchette de valeur réaliste. La méthode par les flux (EBE/EBITDA) : la plus courante pour les PME, elle valorise l'entreprise en fonction de sa capacité à générer des bénéfices (généralement 3 à 7 fois l'EBE selon le secteur). La méthode patrimoniale (Actif Net Corrigé) : utile pour les entreprises à fort capital immobilier ou avec peu de rentabilité. La méthode par les comparables : on regarde les transactions récentes dans votre secteur pour benchmarker le prix. Captain combine ces approches et vous présente une valorisation argumentée.
Les facteurs qui valorisent positivement : une rentabilité stable et croissante sur 3+ ans, une clientèle diversifiée (pas un seul gros client), des contrats récurrents ou un abonnement, une équipe autonome qui ne dépend pas uniquement du dirigeant, des actifs propriété de l'entreprise (brevets, marque, immobilier), une position concurrentielle forte. Les facteurs qui réduisent la valeur : dépendance excessive au dirigeant, concentration du chiffre d'affaires sur 1-2 clients, marché en déclin, dette importante, litiges en cours. Nous vous aidons à identifier et à travailler sur ces leviers avant la mise en vente.
La négociation du prix est un processus structuré. Vous commencez par un prix demandé (basé sur votre valorisation), le repreneur fait une offre indicative (LOI — Letter of Intent), puis la due diligence (audit) peut révéler des éléments ajustant le prix. Des mécanismes courants complètent le prix facial : l'earn-out — une partie du prix est conditionnée aux résultats futurs (pratique si la valorisation est disputée), la GAP (Garantie d'Actif et de Passif) — protège le repreneur contre des passifs cachés, la rémunération de la période de transition. Notre rôle est de vous préparer à négocier efficacement et de défendre votre valorisation avec des arguments solides.
Un désaccord sur le prix est fréquent et ne signifie pas forcément la fin des négociations. Plusieurs solutions existent : revoir le mécanisme de paiement (comptant vs earn-out), ajuster la structure de la transaction (prix des actifs vs des parts), intégrer une clause de révision de prix liée aux résultats, faire intervenir un expert indépendant pour arbitrer la valorisation, ou tout simplement continuer à chercher d'autres repreneurs. Captain joue un rôle de médiateur et vous aide à trouver un terrain d'entente équitable. Un bon accord est un accord que les deux parties signent sereinement.
Techniquement oui, mais c'est généralement déconseillé pour plusieurs raisons : le biais émotionnel est fort — il est difficile d'être objectif sur quelque chose qu'on a construit. Une surévaluation repousse les repreneurs sérieux. Une sous-évaluation vous fait perdre de l'argent. Les méthodes techniques (EBE, multiples sectoriels) nécessitent une connaissance des transactions comparables récentes. Captain réalise votre valorisation gratuitement lors du premier échange, avec accès à notre base de données de transactions. Vous avez ainsi un prix crédible et défendable dès le départ.
Oui, une entreprise peu rentable peut quand même avoir de la valeur. Plusieurs éléments peuvent compter en dehors de l'EBE : un portefeuille clients fidélisé avec des contrats récurrents, une licence, une autorisation ou un agrément difficile à obtenir, un emplacement commercial premium, une marque connue localement, un savoir-faire ou un brevet, des actifs immobiliers intégrés. En revanche, il faut être réaliste : une entreprise peu rentable se vendra moins cher et prendra plus de temps. Nous vous aiderons à identifier tous les actifs valorisables et à positionner le prix correctement.
Le prix peut être ajusté après la signature dans certains cas prévus au contrat : la clause d'earn-out lie une partie du prix aux résultats futurs (ex. : 20% du prix payé si le CA de l'année N+1 dépasse X€), l'ajustement de trésorerie et de dette nette — le prix est calculé sur une base de référence et ajusté selon la trésorerie réelle au jour du closing, la mise en jeu de la garantie d'actif et de passif — si des passifs cachés sont découverts post-cession, le vendeur peut être amené à rembourser une partie du prix. Ces mécanismes sont négociés en amont et encadrés par les actes juridiques.
Reprise d'entreprise
Il n'existe pas de profil unique, mais les repreneurs qui réussissent partagent souvent certaines caractéristiques : une expérience de management ou de gestion (même dans un autre secteur), une capacité à rassurer et fédérer les équipes, une solidité financière personnelle (apport de 20 à 30% du prix), une vision stratégique pour l'entreprise au-delà du simple maintien de l'activité, de la résilience face aux imprévus. Les reconversions professionnelles fonctionnent très bien — d'anciens cadres, ingénieurs ou médecins reprennent avec succès des PME dans des secteurs qu'ils ne connaissaient pas. Ce qui compte avant tout, c'est la motivation et la préparation.
C'est un avantage, pas une obligation. Avoir de l'expérience dans le secteur facilite la crédibilité auprès des équipes et des clients, et accélère la prise de décision. Mais de nombreux repreneurs réussissent dans un secteur qu'ils ne connaissaient pas, en s'appuyant sur les équipes en place, en se formant rapidement et en valorisant leurs compétences transverses (management, finance, commercial). Ce qui est indispensable, en revanche, c'est de ne pas être seul : une équipe compétente autour de vous, un accompagnement externe, et un vendeur disponible pour la transition font souvent toute la différence.
Plusieurs canaux existent. Les plateformes spécialisées : notre plateforme Captain propose des annonces confidentielles de cessions dans tous secteurs, avec des dossiers qualifiés. Les réseaux professionnels : experts-comptables, notaires, avocats d'affaires ont souvent connaissance de cessions en cours. Les chambres de commerce (CCI) et les Chambres de Métiers ont des bourses de cession d'entreprises. Les approches directes : identifier des entreprises dans un secteur et contacter les dirigeants — certains cédants n'ont pas encore formalisé leur projet. Chez Captain, nous matchons activement les repreneurs avec des entreprises correspondant à leur profil et leurs critères.
La due diligence (ou audit d'acquisition) est la phase d'investigation approfondie que vous menez sur l'entreprise avant de signer définitivement. Elle couvre les aspects financiers (analyse des 3 derniers bilans, trésorerie, dettes), juridiques (statuts, contrats, litiges), sociaux (contrats de travail, accords collectifs, contentieux prud'homaux), fiscaux (contrôles fiscaux en cours, risques identifiés) et opérationnels (état des outils, des locaux, des systèmes informatiques). Pour s'y préparer en tant que repreneur, constituez une équipe : un expert-comptable et un avocat sont indispensables. Prévoyez 4 à 6 semaines et posez toutes les questions, même celles qui semblent gênantes.
Les risques courants et leur mitigation : la dépendance au cédant — atténuée par une longue période de transition et la fidélisation des équipes clés. La perte de clients post-cession — réduite par une communication maîtrisée et une continuité de service assurée. Les passifs cachés (dettes fiscales, litiges) — couverts par la Garantie d'Actif et de Passif (GAP). La surévaluation de l'entreprise — évitée par une due diligence sérieuse. Le choc culturel avec les équipes — limité par un management humain et une communication transparente. Le sur-endettement — géré par un plan de financement prudent avec marge de sécurité.
La première année est la plus intense. Les 100 premiers jours sont cruciaux : rencontrer tous les collaborateurs individuellement, visiter tous les sites, comprendre les processus, rassurer sans tout changer. Ensuite vient la phase d'optimisation progressive : identifier les quick wins (gains rapides), améliorer la rentabilité sans déstabiliser l'organisation, initier votre vision stratégique. Les écueils classiques : vouloir tout changer trop vite, négliger la communication avec les équipes, sous-estimer le besoin en fonds de roulement. Captain assure un suivi post-acquisition dans nos offres premium pour vous accompagner dans cette phase critique.
C'est une question clé avec des implications importantes. La reprise des parts sociales (ou actions) : vous rachetez la société entière, avec ses actifs ET ses passifs (dettes, risques fiscaux, litiges). Le prix inclut tout le bilan. Avantage : continuité totale des contrats, licences, baux. Risque : vous reprenez aussi les problèmes cachés d'où l'importance de la GAP. La reprise du fonds de commerce : vous rachetez uniquement les actifs (clientèle, matériel, droit au bail, stocks), pas les dettes. Avantage : vous repartez sur une base saine. Inconvénient : les contrats doivent être renégociés, les autorisations réobtenues. Le choix dépend de votre situation et est optimisé avec votre avocat et expert-comptable.
Financement de la reprise
En règle générale, les banques et les financeurs demandent un apport personnel de 20 à 30% du prix de l'acquisition. Cet apport peut prendre plusieurs formes : épargne personnelle, assurance-vie, vente d'actifs, ou même don familial. Pour une entreprise à 500 000€, comptez donc un apport de 100 000 à 150 000€. Cet apport peut être complété par un prêt d'honneur (BPI, réseau Initiative) qui ne compte pas comme une dette bancaire et renforce votre dossier. Certains profils très expérimentés peuvent convaincre les banques avec moins de 20%, mais c'est l'exception.
Un dossier bancaire solide repose sur plusieurs éléments : un business plan réaliste avec des hypothèses conservatrices, une analyse de la capacité de remboursement (l'EBE de l'entreprise doit couvrir le service de la dette avec une marge), votre CV et expérience (les banques financent autant l'homme que l'entreprise), l'historique financier de l'entreprise (3 ans de bilans positifs rassure), votre apport personnel (20-30% minimum), des garanties (caution personnelle, nantissement des parts). Conseil : présentez votre dossier à plusieurs banques en parallèle — les conditions varient significativement d'un établissement à l'autre.
Une holding de reprise (LBO — Leveraged BuyOut) est une société créée spécifiquement pour acquérir l'entreprise cible. La holding s'endette pour financer l'acquisition, et rembourse cette dette grâce aux dividendes remontés de la société opérationnelle. Avantages fiscaux majeurs : le régime mère-fille permet d'exonérer 95% des dividendes remontés, optimisant le remboursement de la dette. Inconvénient : la complexité juridique et comptable est plus élevée. La holding est recommandée pour des acquisitions significatives (au-delà de 300-500k€) et avec une bonne rentabilité de la cible. Un avocat fiscaliste est indispensable pour la structurer.
Plusieurs dispositifs publics peuvent compléter votre financement : les prêts BPI France (Prêt Transmission, Prêt sans garantie) sont des prêts à taux avantageux qui renforcent vos fonds propres. Les prêts d'honneur via Initiative France, Réseau Entreprendre ou les ADIE — sans intérêt ni garantie, jusqu'à 50 000€ — ont l'avantage de ne pas être comptabilisés comme dette bancaire. Les garanties BPI couvrent jusqu'à 70% du prêt bancaire, réduisant le risque perçu par la banque. Les aides régionales varient selon les territoires (REGION, ADEME). Le dispositif NACRE pour les demandeurs d'emploi. Nous vous orientons vers les dispositifs les plus adaptés à votre profil.
C'est possible mais très difficile et rare. Quelques scénarios existent : le vendeur accepte de laisser une partie du prix sous forme de crédit-vendeur (il est remboursé sur plusieurs années par l'entreprise), une levée de fonds auprès d'investisseurs (business angels, fonds) qui apportent les capitaux contre des parts, un salarié ou un cadre de l'entreprise qui rachète à des conditions préférentielles (RES — Rachat d'Entreprise par les Salariés). Dans tous les cas, vous devrez convaincre les différents parties que votre profil justifie l'exception. Sans apport, les conditions (taux, garanties demandées) seront plus dures.
L'earn-out est un mécanisme de paiement différé et conditionnel : une partie du prix de cession (généralement 10 à 30%) n'est versée que si l'entreprise atteint des objectifs définis après la vente. Exemple : le prix global est 1M€, dont 800k€ payés au closing et 200k€ si le CA de l'année suivante dépasse 2M€. L'earn-out est utilisé quand vendeur et acheteur ne s'accordent pas sur la valeur, souvent parce que le vendeur est optimiste sur les perspectives futures. Il permet de "partager le risque" : si les projections sont atteintes, le vendeur est payé plein prix ; sinon, le repreneur ne surpaye pas. Attention à bien définir contractuellement les objectifs et les modalités de calcul.
Le crédit-vendeur est une forme de financement où le cédant accepte d'être remboursé d'une partie du prix de cession sur plusieurs années par le repreneur (via la trésorerie générée par l'entreprise). Exemple : prix de 800k€, dont 600k€ payés comptant et 200k€ remboursés sur 3 ans à 4% d'intérêt. Pour le repreneur : réduit le besoin d'apport et d'endettement bancaire, et aligne les intérêts du vendeur (qui souhaite que l'entreprise continue bien). Pour le vendeur : risque si l'entreprise sous-performe et que le repreneur ne peut pas rembourser. Ce mécanisme est de plus en plus courant, notamment sur les transactions inférieures à 500k€.
Aspects juridiques & fiscaux
La fiscalité de la plus-value de cession dépend de votre situation. Si vous êtes une personne physique, la plus-value est en principe soumise au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (12,8% d'IR + 17,2% de prélèvements sociaux). Plusieurs abattements peuvent s'appliquer : l'abattement pour durée de détention (si les titres ont été acquis avant 2018), l'abattement "dirigeant partant à la retraite" (500 000€ d'abattement sous conditions), le dispositif Dutreil pour les transmissions familiales. Si la cession se fait via une holding, la fiscalité est différente et potentiellement plus favorable. Une consultation avec un avocat fiscaliste est indispensable avant de signer quoi que ce soit.
La GAP est une garantie contractuelle donnée par le vendeur à l'acheteur, qui protège ce dernier contre des passifs cachés ou des actifs surévalués qui seraient découverts après la vente. Elle couvre généralement : les dettes fiscales non provisionnées, les litiges prud'homaux ou commerciaux en cours non déclarés, les garanties données à des tiers et non inscrites au bilan, les erreurs comptables. La GAP précise le montant garanti (souvent le prix de cession), la durée (généralement 3 à 5 ans), les seuils de déclenchement, les procédures en cas de mise en jeu. En tant que vendeur, la GAP n'est pas négative si votre comptabilité est saine — elle rassure simplement le repreneur.
Pas systématiquement — cela dépend du type de transaction. La cession de fonds de commerce : le notaire n'est pas obligatoire mais fortement recommandé. Elle peut être réalisée par un avocat. Cependant, si des actifs immobiliers sont inclus, le notaire est obligatoire. La cession de parts sociales (SARL) : peut se faire sous seing privé (acte rédigé par les parties ou leur avocat), sans notaire. La cession d'actions (SAS, SA) : également sous seing privé. En pratique, nous recommandons toujours de faire appel à un avocat spécialisé en droit des affaires pour sécuriser la rédaction des actes, même lorsque le notaire n'est pas obligatoire.
La forme juridique a des impacts sur le processus de cession, mais elle est généralement déjà en place et difficile à changer juste avant la vente. SAS (Société par Actions Simplifiée) : la cession d'actions est libre sauf clause d'agrément dans les statuts, plus de flexibilité pour les montages (holding), fiscalité similaire. SARL (Société à Responsabilité Limitée) : la cession de parts nécessite souvent l'agrément des autres associés, plus rigide mais connue des banques et des TPE. En pratique, pour le repreneur, la structure juridique de la cible importe moins que sa santé financière. Si vous anticipez une cession, une transformation en SAS peut être avantageuse, à étudier avec votre avocat 2 à 3 ans avant.
Le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI) est un dispositif fiscal permettant de transmettre une entreprise dans le cadre familial avec une exonération de 75% des droits de mutation. Conditions : engagement collectif de conservation des titres d'au moins 2 ans (signé avant la transmission), suivi d'un engagement individuel de 4 ans, l'un des signataires doit exercer une fonction de direction dans l'entreprise. En pratique, cela signifie qu'une entreprise valorisée à 1M€ transmise à ses enfants sera taxée comme si elle ne valait que 250 000€. C'est l'un des dispositifs les plus puissants pour la transmission familiale. Un notaire ou avocat fiscaliste est indispensable pour le mettre en place.
La clause de non-concurrence interdit au cédant de créer ou rejoindre une entreprise concurrente pendant une période et dans une zone géographique définies. Elle protège le repreneur contre le risque que le vendeur, fort de son réseau et de son expérience, ne capte les clients ou les équipes après la vente. Pour être valable, elle doit être : limitée dans le temps (généralement 2 à 5 ans), limitée géographiquement (zone d'activité effective), proportionnée (ne pas interdire toute activité professionnelle), compensée financièrement (en droit français, la compensation est souvent incluse dans le prix). Si vous êtes cédant, négociez sa portée — une clause trop large peut bloquer votre avenir professionnel.
Le closing est la date officielle de transfert de propriété de l'entreprise. Il se déroule en général chez le notaire ou l'avocat et comporte plusieurs étapes simultanées : signature des actes de cession (contrat de vente des parts ou du fonds), paiement du prix (virement bancaire ou chèque de banque), remise des clés et accès (codes informatiques, accès bancaires), signature de tous les documents annexes (GAP, crédit-vendeur, convention de transition). Dans les jours suivants : immatriculation des changements au Registre du Commerce, information des salariés (obligatoire), notification aux organismes sociaux, information des clients et fournisseurs stratégiques. Captain accompagne la coordination de ce moment clé.
La cession d'entreprise implique plusieurs obligations légales vis-à-vis des salariés. L'information préalable (Loi Hamon) : dans les entreprises de moins de 250 salariés, les employés doivent être informés du projet de cession au moins 2 mois avant la signature, pour leur permettre de formuler une offre de reprise. Le maintien des contrats de travail : en cas de cession du fonds de commerce ou des titres, les contrats de travail sont automatiquement transférés au repreneur (article L1224-1 du Code du travail) avec mêmes conditions. Information du CSE (Comité Social et Économique) obligatoire si l'entreprise dépasse 50 salariés. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions. Captain vous guide à travers ces obligations légales.
L'accompagnement Captain
Notre accompagnement couvre tout le processus de transmission. Pour les cédants : valorisation de l'entreprise, préparation du dossier de présentation (teaser + mémorandum d'information), diffusion confidentielle de l'annonce, identification et qualification des repreneurs, organisation des visites et des réunions, accompagnement dans la négociation, coordination avec les conseils juridiques et fiscaux jusqu'au closing. Pour les repreneurs : analyse de votre projet et de vos critères, matching avec des entreprises correspondantes, accompagnement dans la due diligence, aide à la structuration du financement, soutien dans la négociation. Nous offrons également des services de conseil en valorisation et des diagnostics de transmissibilité.
Nos honoraires sont transparents et adaptés à chaque situation. Pour les cédants : nous fonctionnons principalement au succès — nos honoraires sont un pourcentage du prix de cession, payés uniquement si la transaction aboutit. Ce pourcentage varie selon la taille de l'entreprise (généralement entre 3 et 7% du prix de cession). Un acompte modeste peut être demandé pour les missions de valorisation ou de préparation. Pour les repreneurs : certains services d'accompagnement sont facturés sous forme d'abonnement à notre plateforme ou de mission de conseil. Le premier échange est systématiquement gratuit et sans engagement — c'est l'occasion d'évaluer ensemble si nous pouvons vous aider.
Notaires et experts-comptables sont des conseils indispensables mais avec des rôles différents. Le notaire : spécialiste du droit, il rédige et authentifie les actes juridiques. Il intervient principalement en fin de processus. L'expert-comptable : il audite les comptes, établit la valorisation comptable, conseille sur la fiscalité. Captain : nous sommes des spécialistes de la transmission dans sa globalité. Notre valeur ajoutée est l'accès au marché (trouver vendeurs et acheteurs), la stratégie de cession ou de reprise, la négociation, et la coordination de tous les intervenants. Nous travaillons en complémentarité avec votre expert-comptable et votre notaire ou avocat — nous ne les remplaçons pas, nous les coordonnons.
La durée dépend de la mission. Pour une cession : de la signature du mandat au closing, comptez en moyenne 9 à 18 mois, avec des phases d'activité intense (marketing, négociations) et des phases plus calmes. Pour une reprise : cela dépend de votre réactivité — certains repreneurs trouvent en 3 mois, d'autres prennent 12 à 18 mois pour trouver la bonne cible. Pour un diagnostic de transmissibilité : 2 à 4 semaines. Quelle que soit la durée, nous vous accompagnons tout au long du processus avec un interlocuteur dédié qui connaît votre dossier en profondeur.
Absolument, et c'est même encouragé. Si vous avez un contact ou un repreneur potentiel dans votre réseau, faites-le nous savoir dès le départ. Nous pouvons gérer la négociation avec ce contact en parallèle de notre recherche active sur le marché. Cela présente l'avantage de mettre en concurrence deux repreneurs potentiels, ce qui est toujours favorable pour le cédant. Nos honoraires s'appliquent quelle que soit la source du repreneur final si nous avons géré la transaction — les modalités exactes sont précisées dans notre mandat.
Oui, nous opérons à l'échelle nationale. Notre équipe est basée à Paris mais nous accompagnons des transactions dans toutes les régions françaises. Notre plateforme digitale nous permet de travailler efficacement à distance pour les phases de marketing et de qualification des candidats. Les visites terrain sont organisées ponctuellement lors des étapes clés (visite de l'entreprise, réunion avec le cédant). Nous avons également un réseau de partenaires locaux (experts-comptables, notaires, avocats) dans les principales métropoles françaises.
Oui, totalement gratuite et sans engagement. Le premier échange (30 à 60 minutes, en présentiel à Paris ou en visioconférence) nous permet de comprendre votre projet, d'évaluer si nous pouvons vous aider, et de vous présenter notre approche. À l'issue de cet échange, vous décidez librement si vous souhaitez poursuivre avec nous. Aucune pression commerciale — notre modèle au succès signifie que nous gagnons uniquement si vous réussissez. Pour prendre rendez-vous, utilisez notre formulaire de contact, appelez-nous au 01 89 70 62 40 ou écrivez à hello@captain.fr.
Notre plateforme digitale
La plateforme Captain est un espace digital sécurisé qui facilite toute la gestion de votre dossier de transmission. Pour les cédants : vous y retrouvez votre teaser et mémorandum d'information, la liste des repreneurs qui ont exprimé de l'intérêt, l'état d'avancement de chaque candidature, les documents partagés dans la data room et le fil de suivi de votre transaction. Pour les repreneurs : vous accédez aux annonces correspondant à vos critères, soumettez vos demandes d'information, et suivez vos dossiers en cours. La plateforme est accessible 24h/24 depuis n'importe quel appareil.
La création de l'annonce est entièrement gérée par votre conseiller Captain — vous n'avez pas à vous en occuper. À partir des informations que vous nous transmettez (bilans, données opérationnelles, points forts), nous rédigeons un teaser anonymisé (qui protège votre identité) et un mémorandum d'information détaillé (partagé uniquement aux repreneurs qui ont signé un NDA). La qualité de ces documents est déterminante : un bon teaser génère des demandes qualifiées, un mémorandum complet accélère la due diligence.
Nous ne diffusons pas votre annonce à tous les inscrits — nous faisons du matching ciblé. Notre algorithme identifie les repreneurs dont le profil, le secteur visé, la zone géographique et la capacité financière correspondent à votre entreprise. En parallèle, nos conseillers contactent directement des repreneurs de leur réseau susceptibles d'être intéressés. Avant tout partage du dossier complet, chaque repreneur est préqualifié : motivations vérifiées, capacité financière estimée, accord de confidentialité signé. Vous ne rencontrez que des candidats sérieux.
La data room est un espace de partage de documents sécurisé, accessible uniquement aux repreneurs qualifiés qui ont signé le NDA. Elle contient tous les documents nécessaires à la due diligence : bilans comptables, liasses fiscales, contrats clés, bail commercial, liste du personnel, etc. Chaque accès est tracé (on sait qui a consulté quoi et quand). En tant que cédant, vous contrôlez quels documents sont partagés et à quel moment. La data room virtuelle accélère considérablement les échanges par rapport aux échanges par email et assure la traçabilité.
La sécurité des données est une priorité absolue. La plateforme utilise un chiffrement SSL/TLS pour toutes les communications, un hébergement certifié en France, des accès sécurisés par authentification à deux facteurs pour les utilisateurs, une journalisation de tous les accès aux documents sensibles. Nous sommes conformes au RGPD et pouvons vous fournir notre politique de protection des données sur demande. Vos informations confidentielles ne sont jamais partagées avec des tiers sans votre accord explicite et ne sont utilisées qu'aux fins de la gestion de votre dossier.
Oui, la plateforme vous donne une visibilité complète en temps réel : nombre de repreneurs ayant vu le teaser, nombre de demandes d'information reçues, statut de chaque candidature (intéressé, NDA signé, mémorandum envoyé, visite planifiée, offre reçue, due diligence en cours), échanges documentaires dans la data room. En complément, votre conseiller Captain vous contacte régulièrement pour un point de situation et vous alerte immédiatement en cas d'événement important (offre reçue, repreneur très qualifié entrant dans le processus).
Oui, la plateforme est entièrement responsive et fonctionne sur tous les appareils : ordinateur, tablette et smartphone. Vous recevez également des notifications push ou par email pour les événements clés (nouvelle demande d'un repreneur, document ajouté à la data room, message de votre conseiller). Si vous êtes en déplacement ou que vous gérez encore activement votre entreprise, vous pouvez suivre l'avancement de votre dossier de cession sans contrainte horaire ou géographique.
Process & Après la transmission
Le processus se déroule en 6 grandes étapes. 1) Diagnostic et valorisation (2-4 semaines) : analyse de l'entreprise, production de la valorisation, décision de mettre en vente. 2) Préparation du dossier (2-4 semaines) : rédaction du teaser et du mémorandum, mise en place de la data room. 3) Recherche active de repreneurs (2-6 mois) : diffusion ciblée, matchmaking, qualification des candidats. 4) Visites et négociations (1-3 mois) : rencontres avec les candidats sélectionnés, offres indicatives (LOI), sélection du repreneur. 5) Due diligence et protocole (2-3 mois) : audit approfondi, signature du protocole d'accord, conditions suspensives. 6) Closing (2-4 semaines) : finalisation des actes, paiement du prix, transfert de propriété.
La LOI (Letter of Intent) est une lettre d'intention du repreneur, envoyée après les premières discussions, qui formalise son intérêt et les conditions indicatives de la transaction : prix proposé, conditions de paiement, structure envisagée, conditions suspensives, délais. Elle n'est généralement pas contraignante sur le prix, mais peut inclure une clause d'exclusivité (le cédant s'engage à ne pas négocier avec d'autres repreneurs pendant 30 à 60 jours). Le protocole d'accord (ou SPA — Share Purchase Agreement en avant-projet) va plus loin : c'est un document plus détaillé et contraignant qui précède les actes définitifs, souvent signé après la due diligence.
La due diligence dure en général entre 4 et 12 semaines selon la taille et la complexité de l'entreprise. Plusieurs audits sont menés en parallèle : l'audit financier (3-4 semaines) : analyse des comptes, retraitements, vérification des hypothèses de valorisation. L'audit juridique (2-4 semaines) : vérification des titres, des contrats, des litiges, de la conformité. L'audit fiscal (2-3 semaines) : vérification des déclarations, des risques de redressement. L'audit social et RH (1-2 semaines) : contrats de travail, accords, représentativité syndicale. Une bonne data room, bien préparée en amont, peut réduire considérablement ces délais. Captain vous aide à anticiper les questions des auditeurs.
La découverte de problèmes lors de la due diligence ne signifie pas forcément la fin de la transaction. Selon la gravité : problèmes mineurs (erreurs comptables, contrats mal rédigés) : ils sont intégrés dans une négociation sur le prix ou font l'objet d'ajustements. Problèmes significatifs (litiges en cours, dette fiscale latente) : ils peuvent entraîner une révision du prix à la baisse, des représentations et garanties renforcées dans les actes ou la mise en séquestre d'une partie du prix. Problèmes rédhibitoires (fraude, dissimulation délibérée) : le repreneur peut se retirer légitimement. La transparence du cédant avant la due diligence est donc dans son intérêt : mieux vaut annoncer les problèmes soi-même que les voir découverts.
La période de transition est la phase pendant laquelle le cédant accompagne le repreneur après la vente. Sa durée est négociée lors de la transaction : 3 à 6 mois pour les petites entreprises simples, 6 à 18 mois pour les PME avec des savoir-faire spécifiques ou des relations clients complexes. Elle peut être rémunérée (contrat de prestation ou de conseil) ou "gratuite" (intégrée dans le prix de cession). Pendant cette période : présentation des clients et partenaires stratégiques, transmission des processus et outils, formation du repreneur, gestion des situations exceptionnelles. L'objectif est que le repreneur soit autonome à l'issue de la période.
La communication autour de la cession est un exercice délicat qui se planifie soigneusement. Les salariés : l'information légale (Loi Hamon) doit se faire au moins 2 mois avant pour les entreprises de moins de 250 salariés. Au-delà de l'obligation légale, une communication humaine et rassurante est essentielle — les équipes sont souvent inquiètes pour leur poste et leurs conditions de travail. Le message clé : la continuité est assurée, le repreneur s'engage à maintenir l'emploi. Les clients : informés généralement lors du closing ou juste après, par une lettre ou un appel du cédant présentant le repreneur. La présence du vendeur lors de ces présentations rassure considérablement.
Les engagements en cours lors de la cession sont traités différemment selon leur nature. Contrats commerciaux : automatiquement transférés au repreneur en cas de cession de parts sociales. En cas de cession de fonds de commerce, les contrats doivent être renégociés avec les tiers. Garanties données aux clients : le repreneur reprend les garanties en cours — un point essentiel à bien documenter dans les actes. Cautions personnelles du dirigeant : elles ne se transfèrent pas automatiquement. Le nouveau dirigeant devra se substituer auprès des créanciers (banques, bailleurs). La Garantie d'Actif et de Passif (GAP) couvre le repreneur contre les passifs cachés jusqu'à 3-5 ans après la vente.
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